En février 2021, je suis allée voir ma médecin, car j’avais un bouton blanc sur le sein. Ce n’était pas lié au cancer, mais elle a tout de même préféré me faire passer une mammographie et une échographie. Trois semaines plus tard, je recevais l’appel : j’avais le cancer.

Sur le coup, disons que c’est très décevant. Mais je ne me suis pas apitoyée sur mon sort, j’ai vu pire! Je me suis dit « Ce n’est certainement pas un cancer qui va m’avoir »!
J’ai toujours gardé à l’esprit que j’étais faite forte.

J’ai eu deux opérations. J’ai fait ma chimio à Sept-Îles. Pour la radiothérapie, j’ai choisi Rimouski parce que j’ai de la famille dans le Bas du Fleuve. En plus, quelqu’un de mon village (Moisie) revenait de l’Hôtellerie Omer-Brazeau et y avait vécu une expérience très positive.

Ce qui est le plus difficile dans des moments comme ceux-là, c’est de ne pas être chez nous dans nos affaires. Mais à l’Hôtellerie, c’est vraiment très bien.
C’est très accueillant et on s’y sent toujours respectés. Et c’est rassurant d’être à côté de l’hôpital, on n’est même pas obligés d’aller dehors; y’a un passage qui nous y mène de l’intérieur. Pour vous dire : j’allais à mes traitements de radiothérapie en pantoufles!

Renaud, mon mari qui m’accompagnait, a trouvé précieux de pouvoir échanger et partager avec d’autres accompagnateurs qui vivent aussi des choses difficiles. On s’est d’ailleurs fait de bons amis là-bas avec qui on garde le contact.
J’ai aimé les soirées d’activités et même si j’ai jamais été très bingo, on y est allés avec mon mari, il a fait le boute-en-train, c’était l’fun!

Ce qu’il me reste après tout ça, c’est la fierté d’être passée à travers.
Ça, c’est très fort!

Désy Mercier, Moisie

Moi, c’est arrivé de façon très surprenante. À la fin janvier 2020, on m’a découvert un cancer du sein avancé, suivi un peu plus tard d’un cancer des voies digestives. L’opération étant trop risquée, les soins palliatifs étaient ce qu’il y avait de mieux pour moi.

J’ai organisé un rassemblement avec toute ma famille pour leur annoncer que j’avais un pronostic de fin de vie et que je voulais me préparer à faire un passage. Je leur ai dit : « Donnez-moi de la sérénité, pas de la tristesse ».
Je ne voulais pas de traitement agressif. J’ai choisi d’avoir moins de temps, mais plus de qualité de vie.

J’avais à faire de la radiothérapie et je devais donc me déplacer à l’hôpital de Rimouski. Je savais que l’Hôtellerie Omer-Brazeau offrait de l’hébergement, alors j’ai téléphoné et j’ai vu tous les services offerts. J’y suis allée une première fois pour un mois, puis j’y suis revenue une deuxième fois. Je suis très, très satisfaite. C’est un milieu de vie plein d’humanitude. Tous les résidents ont des points communs, on est un peu hors du temps dans le sens qu’on prend le temps de vivre. On ne se sent pas à part des autres ou malades, on n’est pas jugés.

On a de l’espoir et on s’encourage les uns les autres.

Tout le personnel de l’Hôtellerie a été très empathique. Je donnerais une mention spéciale aux bénévoles qui sont remplis d’attentions et de discrétion.

Je me suis mise à prendre du mieux. Aujourd’hui, je suis encore autonome dans ma maison et j’ai une belle qualité de vie. Faut dire aussi qu’un cancer, ça nous fait aborder les choses autrement. Ça nous pousse à accepter la finitude. C’est une réalité avec laquelle on vit et ça donne plus de présence à la vie.

Pour moi, l’Hôtellerie a été une étape de ma vie « Vivante ».
Les contacts ont été joyeux avec les autres; on devient une famille.
C’est vraiment une belle expérience de passer par là!

Nikole Dubois, Cabano

J’étais en voyage quand je l’ai su. Je m’en souviens très bien, j’étais en train de négocier une voiture pour ma fille. Le téléphone a sonné, c’était mon médecin. « On a des traces de cancer » qu’il m’a dit. Ça m’a fait un choc.

C’est l’oncologue qui a décidé de me donner 5 semaines et demie de radiothérapie à l’hôpital de Rimouski. J’avais entendu parler de l’Hôtellerie Omer-Brazeau parce qu’un de mes voisins y était allé, alors j’ai habité là pendant mes traitements.

L’Hôtellerie, c’est la meilleure place où on peut être quand on a cette maladie-là. C’est l’idéal. L’hôpital est à côté, on est encadrés, dirigés, c’est extraordinaire!

On est une gang de personnes qui ont le cancer. Entre nous, y’a pas de jugement. On voit toutes sortes de cancer, on se donne des trucs… Moi, j’ai eu un cancer de la prostate. Il y avait d’autres hommes dans la même situation. On pouvait se parler concrètement de ce qu’on vivait. C’est de l’information qui vient du vécu. C’est sécurisant. Y’avait une forme d’entraide entre gars, une véritable aventure humaine!

À l’Hôtellerie, tout est axé sur notre mieux-être, tout est pensé pour nous. Y’a même une boutique spécialisée adaptée aux besoins de personnes qui ont le cancer. Je suis allé voir, c’est extraordinaire! La dame connaît son affaire.

Je dirais que si vous devez habiter à Rimouski pour des rendez-vous ou des traitements, allez à l’Hôtellerie, c’est la place idéale! Quand on a un cancer, on se retrouve dans une zone inconnue, c’est insécurisant.  Mais à l’Hôtellerie, on est pris en charge. L’accompagnement, les activités, la gentillesse, la rigueur… on est servis comme des rois!

André Tapin, Maria

C’est d’abord une douleur qui a éveillé mes soupçons. Ayant déjà exercé comme infirmière auxiliaire, je savais que ça n’était pas normal. Le choc a été brutal pour moi qui avais déjà vu mon père décéder des suites d’un cancer. J’avais le cancer.

La période d’acceptation a été particulièrement difficile. Ma petite Malika n’avait que 6 ans : « Maman, vas-tu mourir? », qu’elle me demandait. Cette question, je me la suis posée moi aussi. Mais je suis une combattante! Les épreuves qui ont marqué ma vie m’ont amenée à faire preuve de résilience en toute situation.

Après 16 chimiothérapies, 29 séances de radiothérapie m’attendaient à Rimouski. En 2020, en pleine pandémie, j’ai logé à l’Hôtellerie Omer-Brazeau, le meilleur choix qui soit pour me permettre de rester près de ma fille. J’y ai trouvé des ressources qui m’ont fait beaucoup de bien, des bénévoles qui m’ont aidée par leur présence généreuse et par les activités qu’ils ont animées. J’y ai aussi noué des liens précieux avec des résidents et des membres du personnel. Merci Janie, Rose-Soleil et Ariane pour l’impact positif que vous avez eu dans mon épreuve. Merci de m’avoir permis de m’évader un peu, d’avoir mis un baume dans mon quotidien parsemé de rendez-vous médicaux. L’Hôtellerie est non seulement accueillante, organisée, propre, elle offre aussi une ambiance dynamique et respectueuse des gens qui doivent y séjourner.

Même si le cancer peut sembler être une épreuve insurmontable, il faut rester fort, continuer de croire en l’avenir, se donner un but pour y arriver, s’accrocher.

Manon Patoine, Saint-Antonin

Par ce bel après-midi ensoleillé, en ces premiers jours du printemps 2021, je désire témoigner de mon appréciation et de ma reconnaissance envers le service Chez Martine.

J’ai été atteinte à deux reprises par le cancer du sein. Une première fois, en 2005, une tumeur petite a laissé mon sein presque intact avec quelques cicatrices. La deuxième fois, en 2009, a été beaucoup plus cruelle : une mastectomie totale du sein droit.

Alors que je me remettais tranquillement de la chirurgie, j’ai entendu de bons mots au sujet de Chez Martine. Quelques semaines plus tard, la tristesse dans la voix, j’ai pris rendez-vous pour l’achat d’une prothèse mammaire et d’un soutien-gorge adapté. C’est Denise qui m’a répondu. Elle m’a accueillie avec chaleur, m’a conseillée avec douceur, m’a offert un service attentionné. Couturière à ses heures, elle a même amélioré la tenue de mon  maillot de bain! Depuis ce temps, j’achète toujours mes sous-vêtements adaptés à cet endroit.

Le temps passe, le personnel change, mais mon besoin demeure. Récemment, c’est Josée qui m’a répondue et accueillie. De bonne humeur, douce et souriante, elle m’a aidée dans mes choix et s’est montrée elle aussi à la hauteur de mes attentes. Dans notre région, les boutiques spécialisées de ce genre sont rares. Je prends donc plaisir à les encourager et à les rendre visibles et accessibles.

Pour tous les bienfaits que me procure Chez Martine, je vous dis un grand merci! Longue vie à ce service si important pour les femmes de notre région!

Johanne Nadeau, Rimouski 

Quand on regarde des vidéos comme celles que l’on retrouve sur verslemieuxêtre.tv, ça aide à comprendre ce que l’on vit, à mettre des mots sur ce que l’on ressent et surtout, à ne pas se sentir seul. Ça permet aussi de comprendre que c’est normal de se sentir moins forte, d’avoir moins confiance en soi quand la maladie frappe. Grâce à cette plateforme, je suis parvenue à mettre des mots sur ce que je vivais et j’ai ensuite pu l’expliquer à mon entourage. C’est un soutien psychologique essentiel que je n’ai pas trouvé ailleurs, surtout dans le contexte de la pandémie. Verslemieuxetre.tv m’a donné accès à de l’information sur une foule de sujets, présentée par des spécialistes dans leur domaine, m’aidant concrètement à passer à travers la maladie. Quand on vit avec le cancer, c’est extrêmement important d’avoir cet outil-là pour nous soutenir.

Aujourd’hui, je suis complètement guérie. J’ai repris ma vie normale et je suis très heureuse. C’est extraordinaire de se sentir forte à nouveau. J’espère que verslemieuxetre.tv aidera le plus de personnes possible, comme elle m’a aidée.

Mégane Durocher, Lachute

« Accepter de l’aide, c’est se donner la chance de vivre mieux. »

Andréa Weise

Rimouski