Il y avait eu des cas de cancer dans ma famille par le passé. J’étais enfant et ce ne sont pas de bons souvenirs. Quand mon médecin m’a annoncé que j’avais un cancer qui serait traité à l’aide d’une chimiothérapie, d’une radiothérapie et d’une chirurgie, j’ai pensé à ces mauvais souvenirs.

Je suis arrivé à l’Hôtellerie Omer-Brazeau un 12 décembre et j’avais cinq semaines de traitements à l’hôpital. J’avais l’intention de rentrer à Sept-Îles durant le temps des Fêtes, mais voyager en hiver est incertain…

Le premier jour, c’est l’inconnu. Je pense que tout le monde vit la même chose, surtout les personnes seules… Moi, je suis un blagueur, un conteur, et j’ai décidé de rester comme je suis! Dans la maladie, les gens s’ouvrent à vous, même si vous ne les connaissez pas du tout. Vous pouvez devenir les meilleurs confidents du monde parce que, devant le cancer, vous êtes sur un même pied d’égalité.

Les personnes hébergées s’entraident concrètement! Je suis allé chercher le dîner d’une personne à mobilité réduite qui était seule, j’ai guidé quelqu’un jusqu’en radiothérapie pour son premier traitement. Des gestes de solidarité comme ceux-là, il s’en pose tous les jours à l’Hôtellerie.

Les bénévoles en font beaucoup eux aussi, ils voient à ce que tout soit bien organisé. Ils mettent de la vie! J’ai participé à des parties de bingo pour passer le temps! Durant les traitements de chimio, j’ai reçu des massages, ça m’a aidé à relaxer.

À Noël, on a partagé un souper, ça ne manquait pas d’ambiance! Une violoniste est venue faire de la musique avec un chansonnier guitariste : on a eu du fun! Je suis reparti environ un mois après et, depuis, les gens m’appellent à la maison pour prendre des nouvelles.

Notre vie change du jour au lendemain quand le cancer s’en mêle. Pour que l’Association du cancer de l’Est du Québec puisse continuer d’offrir des services tout en solidarité et en dignité aux personnes touchées par le cancer dans notre région, faites un don. Merci pour votre générosité!

Pierre Bourgeois,

Sept-Îles