Moi, c’est arrivé de façon très surprenante. À la fin janvier 2020, on m’a découvert un cancer du sein avancé, suivi un peu plus tard d’un cancer des voies digestives. L’opération étant trop risquée, les soins palliatifs étaient ce qu’il y avait de mieux pour moi.

J’ai organisé un rassemblement avec toute ma famille pour leur annoncer que j’avais un pronostic de fin de vie et que je voulais me préparer à faire un passage. Je leur ai dit : « Donnez-moi de la sérénité, pas de la tristesse ».
Je ne voulais pas de traitement agressif. J’ai choisi d’avoir moins de temps, mais plus de qualité de vie.

J’avais à faire de la radiothérapie et je devais donc me déplacer à l’hôpital de Rimouski. Je savais que l’Hôtellerie Omer-Brazeau offrait de l’hébergement, alors j’ai téléphoné et j’ai vu tous les services offerts. J’y suis allée une première fois pour un mois, puis j’y suis revenue une deuxième fois. Je suis très, très satisfaite. C’est un milieu de vie plein d’humanitude. Tous les résidents ont des points communs, on est un peu hors du temps dans le sens qu’on prend le temps de vivre. On ne se sent pas à part des autres ou malades, on n’est pas jugés.

On a de l’espoir et on s’encourage les uns les autres.

Tout le personnel de l’Hôtellerie a été très empathique. Je donnerais une mention spéciale aux bénévoles qui sont remplis d’attentions et de discrétion.

Je me suis mise à prendre du mieux. Aujourd’hui, je suis encore autonome dans ma maison et j’ai une belle qualité de vie. Faut dire aussi qu’un cancer, ça nous fait aborder les choses autrement. Ça nous pousse à accepter la finitude. C’est une réalité avec laquelle on vit et ça donne plus de présence à la vie.

Pour moi, l’Hôtellerie a été une étape de ma vie « Vivante ».
Les contacts ont été joyeux avec les autres; on devient une famille.
C’est vraiment une belle expérience de passer par là!

Nikole Dubois, Cabano